Communiqué de presse



 

Dionisio GONZÁLEZ – Lauren MARSOLIER – YANG Yi                                        26 juin – 23 août 2014

 

Galerie Richard est heureuse de présenter une exposition des trois premiers artistes de son programme photographique à New York.

 

L’artiste espagnol Dionisio González endorse les rôles de photographe et d’architecte en urbanisant numériquement les espaces marins libres entourant les îles vietnamiennes de la baie d’Halong. Il fonde une cité marine composée de maisons flottantes traditionnelles et d’architectures modernistes. La série traite des transformations possibles du paysage vietnamien par le tourisme de masse. En insérant ou en déplaçant des maisons flottantes faites de bric et de broc, González place les habitants dans la position optimale pour jouir de leur propre paysage. Les nouvelles constructions modernistes suggèrent une influence extérieure sans pour autant perturber complètement l’identité vietnamienne. Les manipulations offrent une nouvelle image à un lieu actif connecté activement avec le reste du monde. Chaque maison possède une personnalité propre qui reflète celle de ses occupants.  Cette particularité alliée à la diversité des architectures défient les idées courantes du développement urbain.  Alors que le manque de familiarité empêche une empathie complète avec cette culture, les oeuvres procurent un émerveillement par leur processus de découverte. Dionisio González (né à Gijón en 1965) enseigne à L’Ecole des Beaux-Arts de l’Université de Seville. Ses oeuvres sont dans les collections du Centre National d'Art et de Culture Georges-Pompidou à Paris, l’ ING Art Collection à Amsterdam, The Margulies Collection à Miami.

 

Lauren Marsolier est une photographe française qui vit et travaille à Los Angeles. Elle propose une photographie volontairement déceptive au premier abord et il faut saluer cette radicalité rare. Rien d’une photographie numérique offrant toutes les possibilités techniques de nous impressionner. Paysages de chaleur sans êtres vivants, sans mouvements et sans bruits. La force et l’impact de ses photographies numériques se révèlent avec le temps en déambulant d’une oeuvre à l’autre et en revenant sur les premières photos vues. Ses photographies sont du temps condensé et elles imposent ce même temps étiré au regardeur. Le titre Transition donne une clef de compréhension de cet état d’esprit que suggère ces oeuvres. Passant directement de grandes métropoles à des endroits dépeuplés, on peut vivre une période transitoire solitaire durant laquelle on se sent étranger au paysage nouveau autant que le paysage nous est étranger. Cette sensation temporaire d’être déconnecté peut arriver lors de n’importe quel type de changement dans nos vies, qu’ils soit personnel ou collectif. Le passage incessant entre un réel non accepté qui reste au stade virtuel et l’acceptation de cette réalité s’apparente avec cette accoutumance propre  à l’être humain du 21e siècle qui passe autant de temps devant ses écrans numériques qu’à voir le monde physique qui l’environne. Lauren Marsolier a obtenu le 1er prix du Photo Center North West Award en 2012, le 2013 Houston Center for Photography Fellowship où elle a eu une exposition personnelle. American Photo a sélectionné les oeuvres de Marsolier dans son “Best of 2012’ et elle a été sélectionnée comme l’une des ’20 Photographers to watch in 2013’ par le British Journal of Photography.

 

Yang Yi est né en 1971 à Kaixan, une petite ville surplombant l’embouchure du fleuve Yangtze. En 2009 la ville natale de Yang fut complêtement engloutie à cause du projet de barrage des Trois Gorges qui a déplacé plus de 1,2 millions de personnes et détruit 11 villes. Utilisant les techniques de la photographie et de retouche numérique, Yang Yi crée des portraits criants de vérité de Kaixan et ses habitants dans un univers sous-marin. Yang rend et préserve l’atmosphère distincte de ce village bien-aimé comme une expression de défiance à la situation critique imposée et à cette destitution. Inspiré par les rêves, la documentation visuelle s’oppose à la réalité du site exproprié. La confrontation entre le passé et le présent transforme la topologie du paysage en un endroit de curiosité et d’appréhension. La série de Yang enregistre un témoignage qui nous hante, ce qui prouve la persistence de l’esprit humain. La série Uprooted a été exposée récemment au San Jose Museum of Art, Californie, et au Katonah Museum of Art, New York au sein de l’exposition « Rising Dragon – Contemporary Chinese Photography ». Yang Yi a été exposé fréquemment en Asie, Europe, Canada et Mexique. L’artiste vit actuellement à Chengdu en Chine.