Communiqué de presse



PAINTING INTO 3 DIMENSIONS

 

 

 

Linda Besemer, Bram Bogart, Sven-Ole Frahm, Ron Gorchov, Norio Imai, Takesada Matsutani, David Ryan

du 12 mars au 30 avril 2016, Paris

 

 

Galerie Richard a le plaisir de présenter l’exposition collective à Paris intitulée Painting into three dimensions du 12 mars au 30 avril 2016. Cette exposition fait suite à celle de Galerie Richard New York en février 2016. L’exposition met l’accent sur l’importance de la peinture en trois dimensions dans le programme des deux galeries.  L’exposition rassemble des artistes de différentes générations et différents continents, d’Europe, d’Amérique et d’Asie soutenus par la galerie : Linda Besemer, Bram Bogart, Sven-Ole Frahm, Ron Gorchov, Norio Imai, Takesada Matsutani et David Ryan. L’exposition est aussi un hommage à la belle rétrospective de Frank Stella au Whitney Museum.

 

Bram Bogart a surtout été influencé par Van Gogh qui appliquait une épaisseur de peinture pour chaque couleur. En 1960, en plus de commencer à travailler au sol, il a collé des toiles de jute sur des panneaux de bois renforcés à l’arrière par des croisillons en bois. Il a observé que plus la matière est épaisse, plus il pouvait créer de variations dans les gestes, les signes et les bandes. Il se considère comme étant un peintre, pas un sculpteur : « Il n'y a aucune dimension ayant trait à la sculpture. La troisième dimension, c'est l'épaisseur de la couche de peinture. »

 

C’est en 1966 que Ron Gorchov a créé la première structure courbe négative avec une corde plongée dans un liquide plastique. Il s’est rendu compte que l’ensemble devenant plus solide, cela permettait de faire des angles moins aigus. Il a finalement découvert que la meilleure méthode était de commencer par un rectangle, de sorte que la partie courbée devait s’y développer. Par conséquent, la structure elle-même réfutait le rectangle, et cela l’intéressait.

 

Dans les années 1950 Takesada Matsutani, un artiste du groupe Gutai, était intéressé par les formes organiques des microbes qu’il regardait au microscope. Par hasard, il a remarqué que la colle à bois qu’il avait coulé sur la toile avait séché en surface formant comme une peau. Il a soufflé de l’air dedans avec une paille et la surface de peau s’est gonflée et est devenue un globe doux. Ainsi, il a créé les formes ondulées en poussant la colle à bois à l’aide d’un rouleau sur la toile. Il a souhaité « instiller de la sensualité dans ses œuvres. »

 

Un autre artiste japonais, Norio Imai appartenant au mouvement du Gutai, a également développé la troisième dimension dans les années 1960. Dès le début de sa carrière artistique il a inséré des moules en plastique entre la toile blanche et le châssis. Pour lui la toile est non tant un support à la peinture qu’un nouveau médium lui permettant d’expérimenter et développer des peintures en trois dimensions. Ce faisant, il joue avec la lumière qui produit des dégradés au monochrome et crée des lignes fluides et organiques. Shadows of Mémory, le titre de son œuvre récente, reflète son inclination pour la spiritualité et l’immatérialité.

 

En complément de ces artistes historiques, l’exposition présente également des artistes de la jeune génération : Linda Besemer, Sven-Ole Frahm et David Ryan.

À la suite de Bogart, le mot peinture dans les œuvres de Linda Besemer définit à la fois le tableau comme objet artistique et comme matériau. « Ses peintures sont insouciantes et mystérieuses, subtiles et audacieuses. Elles établissent des continuités visuelles entre ce qui est vu et ce qui est caché, entre le droit et la courbe, le statique et le mouvant. », écrit John Yau. Ses œuvres créent un dialogue entre la troisième dimension physique et optique.

 

Influencé par le constructivisme, Sven-Ole Frahm attribue un nouveau rôle à la toile en utilisant le matériau à la place du geste pictural peint. Avec un esprit ludique et sensuel, il découpe des toiles peintes et les coud ensemble, parfois ajoutant des morceaux de bois devant ou derrière la toile et découpant des espaces vides. Ses œuvres se distinguent par la grande qualité de leurs compositions, ce qui lui permet d’expérimenter de nouveaux moyens d’expression en peinture.

 

À partir de traits dessinés avec la souris de l’ordinateur, David Ryan les reproduit en combinant des panneaux monochromes. Les lignes n’existent qu’en tant qu’espaces vides. Les œuvres sont composées de plusieurs épaisseurs intégrées dans des assemblages 3D. Pour la première fois il dépose de la peinture en couches légères et parfois transparentes. Ses peintures n’en sont pas moins élégantes et raffinées au-delà de leur complexité technique et visuelle.