Communiqué de presse



 Claude DAUPHIN         Sous le signe de Mimésis 

 

Pour sa première exposition parisienne du 11 mars au 8 avril à Galerie Richard, Claude Dauphin présente un ensemble inédit de peintures grand format, dont les tableaux les plus récents s’inscrivent de façon spectaculaire dans sa recherche unique sur la couleur et la matière visuelle.

 

Principalement exposé en Suisse, Claude Dauphin s’est fait connaître grâce à diverses manifestations et plusieurs centres d’art, telles que le Mag Stravinsky, KunstZürich ou la Fondation Valette pour ne citer que celles-là. À l’occasion de sa première exposition en France, celui-ci présente également un nouveau catalogue sur son travail de création très personnel. Pour l’état-civil, Claude Dauphin est né le 9 août 1963 à Aigle en Suisse. Installé à Granges dans le Valais près de Sion, ce dernier appartient à une génération d’artistes faisant l’usage savant de techniques innovantes pour transformer leur discipline de peintre. Autodidacte par vocation, il pratique une méthode de peinture peu commune, qui consiste à l’utilisation de pigments Polyuréthane sur des feuilles d’aluminium ou plaques Dibond. Fidèle à la ligne artistique qu’elle défend depuis ses débuts, la Galerie Richard accueille donc Claude Dauphin à Paris, avec l’intérêt qu’elle a toujours cultivé pour les représentants les plus caractéristiques de la troisième dimension en peinture, au même titre que Bram Bogart, Takesada Matsutani, Norio Imai, David Ryan ou Sven-Ole Frahm… 

 

La narration, c’est la matière !

Née d’un jaillissement expérimental et multi-pigmentaire, l’œuvre de Claude Dauphin est ainsi montrée à Paris, au cœur du Marais, dans son expression picturale la plus récente, brillante et prospective. A chaque fois il faut dire, le peintre helvétique remet à plat sa peinture, en toute sincérité, lui conférant une forme d’existence inédite dans les espaces qu’il investit et les couleurs qu’il y dépose comme autant de confessions, de cris, de murmures, de chants, de visions méditatives. En tant que représentant de l’abstraction lyrique, Claude Dauphin s’intéresse à la richesse, à la profondeur vivante de la couleur aboutissant à des compositions inusuelles. Outre les solutions spatiales qu’il y met en œuvre, l’artiste concentre son travail sur l’immédiateté et la transformation du médium. Une pratique originale dont les créations intuitives le rapprochent de l’Action Painting dun Clyfford Still comme à l’art gestuel d’un Shozo Shimamoto du mouvement Gutai. 

Pour Claude Dauphin, la peinture est un fait inévitable, qu’il développe au jour le jour avec une conscience d’artiste, des outils et des matériaux fonctionnels. Quoique tenus au secrets dans l’atelier, ses principes opératoires débutent par l’application de couleurs primaires sur des feuilles d’aluminium de faible épaisseur et de dimension variable, sur lesquelles des compositions mystérieuses s’agrandissent autour d’îlots formés ou déformés par l’effet organique de la matière jusqu’à son séchage définitif. Avec un œil aigu, sinon critique, l’artiste opère par là même de singulières métamorphoses sur ses cadres métalliques, sa peinture devenant toujours davantage un phénomène d’intensification visuelle. En soi, un mode opératoire autorisant l’artiste à soumettre le cadre du tableau et sa plasticité à l’action picturale exclusivement. Aussi l’expérience de la peinture chez Claude Dauphin ouvre-telle sur des espaces précieux et polychromes où l’art ne se justifie vraiment que par la rencontre des autres et l’émotion du regard.

 

Renaud Siegmann

Commissaire d'exposition