Communiqué de presse





Christophe Avella-Bagur                                  Premium                                                         6 – 27 septembre 2008


La Galerie Jean-Luc & Takako Richard présente une exposition intitulée « Premium » des nouvelles peintures de Christophe Avella-Bagur du 6 au 27 septembre 2008.
La nouvelle étape de la série Face FS (Floating Soul), vous y attend avec ses œuvres chocs qui poursuivent le travail sur la figure humaine. Dans  un espace de lumière blanche pré-monde  Avella-Bagur nous présente des archétypes de corps masculins et féminins, corps digitaux de jeux vidéos ou de robots qui se distinguent par la présence d’un second portrait aux couleurs chairs qui cherche à se positionner dans/sur le relief du mannequin. Les deux portraits ne coïncident jamais et l’artiste dans chaque tableau invente chaque fois de nouvelles juxtapositions. Il peint une peinture lisse et « propre » conforme au modèle de la standardisation de la production manufacturée. La peinture convulse les visages jusqu’à la difformité inquiétante et grotesque d’un Titien ou d’un Goya.
A la superposition de la chair sur le corps s’ajoute la superposition de masques de clowns  qui renforce encore plus le malaise du spectateur qui ne peut que s’interroger sur la condition humaine à notre époque. Ce corps standardisé sans défaut renvoie à nos fantasmes narcissiques que la chirurgie esthétique et les progrès des implants de prothèses nous permettent aujourd’hui de réaliser. Il nous renvoie aux fictions cinématographiques de corps enveloppes, cachant sous leur apparence trompeuse, car trop parfaite, leur nature de robot ou d’extra-terrestres infiltrés. Ce second portrait nous fait également réfléchir sur l’autre versant de la fin de l’homme, celui des conséquences de la révolution biotechnique, en particulier des neurosciences avec pour corollaire l’essor de la neuropharmacologie de grande consommation  et de l’ingéniérie génétique.
Cette peinture qui nous donne une leçon visuelle oblige à penser les limites entre le réel et l’imaginaire, le naturel et l’artifice, en gardant en ligne de mire la question de la modification de la nature humaine et de l’émergence d’un nouvel ordre politique de « domestication de l’être » et de clonage intergénérationnel. L’artiste saisit l’être humain dans ses contradictions contemporaines de résistance à l’uniformisation tout en étant happé par elle.Christophe Avella- Bagur donne à voir une interprétation résolument contemporaine de la peinture qui tout en s’inscrivant dans une histoire de la représentation, élabore une vision nouvelle de l’identité humaine configurée par l’univers virtuel.Les œuvres de Christophe Avella-Bagur s’imposent comme des objets de culture obligeant une lecture exigeante de la peinture actuelle.

Né en 1968, Christophe Avella-Bagur a participé à l’exposition My Favorite Things au Musée d’Art Contemporain de Lyon en 2005, Taille humaine à l’Orangerie du Luxembourg en 2006, French Touche à la Villa Tamaris en 2007. Il prépare des expositions personnelles à la Maison des Arts d’Evreux, à La Fondation Carzou à Manosque et  à la Villa Tamaris  à La Seyne-sur-Mer.