Communiqué de presse



Christophe Avella-Bagur                                              Hyper Painting                                                  9 janvier - 3 mars 2010

 

“Parce que la peinture se comprend comme un ”objet” de culture globale constitutif de l’histoire de toutes les civilisations, peindre ne peut être le simple fait d’une matière ou d’un engouement passager. Peindre a donc une culture et un futur. Hyper Painting n’est pas le gonflement excessif d’un acte, d’un médium, telle une supernova prôche de l’explosion, de la fin; au contraire “Hyper Painting” est le travail complet, libre, d’un medium renouvelé où tous les temps sont mélés: passé, présent, futur. “Hyper Painting” c’est la totalité d’une culture qui fait de nouveau sens”.

 
Dans ce court pamphlet, Christophe Avella-Bagur affiche la nécessité de réhabiliter la peinture contemporaine. Il est clair que pour l’artiste ce combat artistique et intellectuel ne trouve pas une réponse dans le renoncement de la peinture à ce qui lui est intrinsèque. Vouloir rendre la peinture séduisante sur quelques secondes d’attention, par l’ajout de matériaux tape-à-l’oeil par exemple ou d’autres facilités que les artistes connaissent bien, n’est pas sauver la peinture mais la ravaler à la superficialité et à la médiocrité visuelle qui nous entoure. Les tableaux de Christophe Avella-Bagur sont un constat de la fragilité de l’être humain au XXIe siècle, des grands questionnements et des grands défis qu’il doit relever. Elle n’est ni anecdotique, ni caricaturale, ni explicite, parce qu’elle n’est pas une pensée réduite, mutilée, par les impératifs de la communication publicitaire. Elle est la forme aboutie du langage d’un peintre.