Communiqué de presse



 Pour la première fois, douze galeries du Marais organisent un événement d’exception. Pendant un après-midi, le dimanche 14 février 2010, les galeristes mettront de côté leur programme habituel pour laisser place à des projections vidéo. Les visiteurs pourront contempler de nombreuses vidéos d’artistes de renom que les galeries suivantes représentent : Galerie Martine Aboucaya, Galerie Baumet Sultana, Galerie Magda Danysz, Galerie Les Filles du Calvaire, Galerie Alain Gutharc, Galerie Eva Hober, Galerie Martine et Thibault de la Châtre, GDM, Galerie de Multiples, Galerie Odile Ouizeman, Galerie Emmanuel Perrotin, Galerie Polaris et Galerie Jean-Luc & Takako Richard.

 

En tant qu’un des douze participants, la Galerie Jean-Luc & Takako Richard est heureuse de présenter la projection de Piano Eye de Joseph Nechvatal dont l’œuvre est devenue aujourd’hui une référence en matière d’art numérique. Créant un subtil équilibre entre le dessin, la peinture, la photographie, la sculpture, l’écrit et les nouvelles technologies informatiques, J. Nechvatal créé des univers qui marient l’organique et l’informatique.

 

Piano Eye est une vidéo de trois minutes et onze secondes, dans laquelle un virus informatique prend le dessus sur une image non-infectée. En 2001 Joseph Nechvatal et Stéphane Sikora conjuguent le projet initial de virus informatique avec les principes de la vie artificielle, c’est-à-dire la création de systèmes de synthèse qui reprennent les caractéristiques comportementales de systèmes vivants. Cette population de virus actifs va se développer, se reproduire et se propager dans l’espace pictural en créant une sorte de symphonie de couleurs et de formes. L’exposition d’un jour est conçue comme une installation provisoire avec l’idée que les œuvres de Joseph Nechvatal se greffent sur l’exposition en cours de Christophe Avella-Bagur et Stefan Hoenerloh. L’idée de la greffe est pensée comme une analogie aux virus développés dans les créations de Nechvatal qui prennent possession de ses toiles. Ainsi ses peintures occuperont les espaces vides des murs et les grands formats seront volontairement posés sur le sol.

 

En allant plus loin que la représentation de la beauté d’un virus, l’artiste philosophe déconstruit notre soif de pérennité et l’illusion de contrôle. En injectant des virus et en organisant des simulations Joseph Nechvatal récuse en même temps toute forme de nostalgie et prononce la fin d’un monde, d’un ordre.

 

En plus d’avoir publié plusieurs essais et collaboré avec de nombreux écrivains sur des ouvrages de référence dans la matière de l’art numérique, il expose dans les plus grands musées de New York dont le MOMA, le Whitney Museum of Art, le New Museum, ainsi que dans les grands musées américains, européens et asiatiques.