Communiqué de presse



 Pour la quatrième édition de Sunday’s Screening qui aura lieu le 26 septembre de 14 à 18 heures, Galerie Richard propose deux évènements uniques qui complètent l’exposition en cours de l’artiste numérique Joseph Nechvatal .

 

De 14 à 17 heures, la projection de viral symphOny de Joseph Nechvatal et Stéphane Sikora, dans laquelle on découvre le travail conceptuel et esthétique que conduit cet artiste dans le domaine de la création sonore . Pour la première fois la conception d’une animation visuelle et d’une composition musicale se sont faites simultanément.

 

A 17 heures aura lieu une performance du compositeur Rhys Chatham qui jouera Viral Concerto.

Rhys Chatham est un compositeur américain né à New York en 1952 et vivant depuis 1987 en France. Il est aussi guitariste et joueur de trompette et suit les courants musicaux avant-gardistes et minimalistes. Il est le plus connu pour ses compositions de symphonies pour guitares. En 2005, il a écrit dans le cadre de la Nuit Blanche, la composition musicale A Crimson Grail pour 400 guitares électroniques.

 

L’exposition Art rétinal revisité : histoire de l’œil a lieu jusqu’au 29 septembre 2010 et offre aux spectateur 15 peintures assistées par ordinateur (dont 10 sont accompagnées de vidéos). Les animations digitales sur de petits écrans vidéo complètent les peintures sur toile. Elles font apparaître le tableau. Très vite un virus ou plusieurs virus informatiques se développent sur cette image et la transforment peu à peu. Au final la peinture n’a pas disparu. Elle a survécu tout en étant transformée. Un voilage monochrome unifie et remplace ses couleurs initiales.

 

Art rétinal revisité consiste en une série de peintures-animations représentant la rétine de l’œil humain combinées à d’autres images qui montre le rectum humain. Un autre groupe de peintures traite du phénomène particulier des ombres. De par le titre de cette exposition, Joseph Nechvatal s’oppose à la conception de Marcel Duchamp qui préconisait que l’art intelligent ne pouvait être esthétiquement plaisant.

 

Nechvatal travaille aec les images électroniques et la technlogie informatique depuis 1986. Ses peintures assitées par ordinateur traduisent des images du corps humain en unités picturales que les virus informatiques transforment. La contamination de la tradition de la peinture sur toile par les nouvelles technologies digitales crée ainsi une interface entre le virtuel et le réel, ce que Joseph Nechvatal appelle le « viractuel ».

C’est en 1991, lors d’une résidence à l’atelier Louis Pasteur à Arbois et à la Saline Royale d’Arc et Senans, qu’il a développé avec Jean-Philippe Massonie un programme de virus informatiques. En 2001, Joseph Nechvatal et Stéphane Sikora ont conjugué le projet initial de virus informatiques avec les principes de la vie artificielle, c’est-à-dire la création de systèmes de synthèse qui reprennent les caractéristiques comportementales des systèmes vivants.

Des ferments de vie artificielle sont introduits dans une image. Cette population de virus actifs se développe, se reproduit et se propage dans l’espace pictural. L’artiste fixe un moment qu’il transforme ensuite en une peinture. S’il n’intervenait pas, le processus de propagation continuerait les plus souvent jusqu'à détruire complètement l’image initiale.

 

Un entretien de l’artiste accompagne l’exposition.