Communiqué de presse



 Thomas Agrinier, Christophe Avella-Bagur, Hervé Heuzé, Hervé Ic, Michael Van den Besselaar         Les Braves 2               28 janvier – 29 février 2012
 

 

 Galerie Richard réunit cinq jeunes peintres figuratifs vivant en France : Thomas Agrinier, Christophe Avella-Bagur, Hervé Heuzé, Hervé Ic, Michael van den Besselaar, dans une exposition intitulée « Les Braves (2) » du 28 janvier au 29 février 2012. Cette exposition fait suite à l’exposition « les Braves » qui a regroupé cinq jeunes peintres abstraits français : Erwan Ballan, Olivier Filippi, Nicolas Guiet, Rémy Hysbergue, Laurence Papouin. Ces deux expositions ont pour but de montrer la qualité de la génération actuelle de plusieurs peintres en France. Thomas Agrinier, Christophe Avella-Bagur, Hervé Heuzé, Hervé Ic, Michael Van den Besselaar, ont cette capacité à représenter en peinture des univers figuratifs extrêmement personnels qui obligent le regardeur à se distancier de la banalité visuelle du quotidien et lui ouvre de nouvelles perspectives de compréhension du monde contemporain. Tous ces peintres figuratifs laissent planer la possibilité d’un effacement, d’une disparition ou d’une transformation de l’être humain. Tous s’interrogent sur la réalité du monde et le jeu des apparences. Ils posent les questions fondamentales de notre époque sous la forme visuelle d’œuvres d’art parfaitement agencées dans leur compositions et leurs arrangements de couleurs. Ces cinq artistes absorbent le monde environnant en le faisant leur. Il élèvent le regard en imposant leur unicité dans une esthétique maîtrisée.

 

Thomas Agrinier, né en 1976, s’inspire librement de films, photos ou bandes dessinées. Il compose un arrêt sur image composé d’un nombre réduit de personnages colorés, souvent en mouvement, dans un environnement onirique. Thomas Agrinier nous fait partager son plaisir de peindre en variant les techniques et les effets sur une même toile. Chaque peinture suggère une histoire à inventer et met en exergue le pouvoir d’une peinture face au déluge du flux d’images auquel nous sommes soumis.

 

Christophe Avella-Bagur, né en 1968, représente la condition humaine en tant que peintre contemporain qui s’inscrit délibérément dans la continuité de l’histoire de la peinture. Les peintures de Christophe Avella-Bagur sont frontales, belles et dérangeantes, dénuées de tout artifice, de tout élément de séduction. Depuis 2005 des chairs humaines essaient de prendre possession de corps standardisés et engagent le combat entre l’unicité de la personne et la tentation de la standardisation. Christophe Avella-Bagur, dont un autoportrait de 1994 le représentait en chevalier espagnol armuré, est engagé dans un combat où l’avilissement de l’Art et l’avilissement de l’Homme sont intimement liés.

 

Hervé Heuzé, né en 1964, montrera des peintures de la série « Abîmes » exposées à la galerie de l’Université d’Akron. Ces peintures baignées de lumière bleue nous plongent dans des profondeurs d’océan ou mentales, (voire économiques et politiques pour ceux qui n’ont pas peur des allégories). Des lignes suggérant des filets de pêche s’étirent dans l’espace, des formes de plantes, de mollusques flottent en apesanteur ainsi que des robes légères… des formes d’insectes aussi, des apparitions presque humaines mais qui font plus penser à des épouvantails qu’à des corps désarticulés. Et si ces peintures n’étaient qu’un théâtre d’ombres portées, un jeu raffiné qui nous prouvent que le plaisir peut résider dans l’enchantement mais aussi que notre monde n’est qu’apparences trompeuses ?

 

Hervé Ic, né en 1970, montre de toutes nouvelles peintures qui mettent l’accent sur la représentation de la nature. Il est bien sur reconnu pour ses représentations de groupes humains en transparences, ce qui exige une vraie virtuosité. Que ce soient des plantes ou des êtres humains, les effets de transparence ne contredisent pas des présences très fortes précisément dépeintes. Hervé Ic est aussi un peintre de l’espace et de la lumière et ses crépuscules de lunes colorant les nuages ont la capacité de s’incruster durablement dans la mémoire des spectateurs. Ces transparences reprennent un code cinématographique qui est utilisé pour visualiser le regard d’une personne qui recrée des éléments disparus d’une scène.

 

 

Michael van den Besselaar, né en 1965, a beaucoup représenté des jouets d’enfants à défaut d’êtres humains. Ils peuvent se mélanger aux armes les plus sophistiquées. Sa peinture est très réaliste dans sa finition. Son univers baigne dans une lumière en douce aux couleurs légèrement passées. Les peintures présentées traitent d’architectures modernistes de maisons géométriques telles que celles à Palm Springs, constructions en rez-de-chaussée en acier, béton et verre. Par leur douceur et leurs palettes de couleurs ces peintures nous plongent dans un espace-temps ambigu. La fascination actuelle à recycler le passé en « vintage » dans un jeu d’apparence mortifère semble une des thématiques soulevée par ses peintures.