Communiqué de presse



 

DIONISIO GONZÁLEZ                    Favelas                     23 février – 7 avril 2012

Galerie Richard a le plaisir d'annoncer la première exposition de l'artiste espagnol Dionisio González à New York. En incarnant à la fois les rôles d'architecte utopique/dystopique et de photographe documentariste, González construit dans l'espace et socialement des mondes complexes qui défient les histoires de la photographie et de l'architecture.

Sur cette exposition, Galerie Richard présente  Favelas, la première série photographique de González créée entre 2004 et 2007, qui lui a apportée la reconnaissance internationale. Les favelas (le mot brésilien pour des bidonvilles) sont devenues un corp séminal de travail pour González avec lequel il a commencé son processus renommé de construction et deconstruction de l'espace photographique. Ce corpus de travail marque un moment majeur dans la carrière de l'artiste et celui avec lequel il obtient sa première exposition personnelle aux États-Unis.

Commencer par le sujet des Favelas est une déclaration artistique forte pour un photographe. La très pauvre banlieue urbaine de São Paulo au Brésil est le sujet parfait pour la photographie documentaire avec ses contenus ethnologiques, sociologiques, politiques, urbanistiques, architecturaux et  voyeuristes. Au premier coup d'œil, les photographies semblent être des descriptions objectives d'emplacements urbains. Les images illustrent la vie dans la favela et ses constructions. Chaque composition est la même: une vue frontale d'une rue ou d’un groupe de maisons. Il respecte l'esthétique de nombreux photographes comme Ed Ruscha, Bernd et Hilla Becher, pour ne citer que quelques noms. Cependant, quelques parties de la construction ressemblent aux architectures récentes des deux dernières décennies, que le spectateur commence à mettre en doute l'image.

 

Galerie Richard présente neuf grands formats de photographies de Favelas contenant les scènes d'hybridité architecturale dans laquelle des formes modernes et lisses saillent des bidonvilles du Brésil, créant une intersection de structures sociales. Les Favelas se sont développées sur des territoires qui échappent  à toute réglementation. Pour González ce sont des territoires où la créativité peut se développer sous les formes les plus originales. Plus que l’apparition de constructions neuves qui se référent explicitement aux développements de l’architecture mondiale au sein des constructions hétéroclites des bidonvilles, c’est la survie de ces bidonvilles dans un environnement de mixité architecturale et sociale  qui est une vraie surprise.

 

Travaillant avec différents logiciels de créations sur son ordinateur, González entrelace l'architecture imaginaire ou des éléments d'architectures modernes et contemporaines dans le patchwork structurel du bidonville, entrechoquant le réel avec le virtuel. Les photographies condensent en un seul moment, en une seule image, des successions cumulatives d’étapes créatives lourdement consommatrices de temps et d’informations. En tant qu’artiste post-numérique, Dionisio González exploite le champ de la photographie et défie la neutralité préconçue du médium et ses présupposés d'objectivité. En même temps il se définit comme un photographe tout en étant aussi un architecte virtuel (et un designer d’intérieur virtuel). Récemment de jeunes architectes brésiliens ont commencé à insérer des architectures contemporaines dans les favelas de façons semblables à celles de Dionisio González.