Communiqué de presse



 JOSEPH NECHVATAL                                  nOise anusmOs                                         12 avril – 26 mai  2012

 

 L’artiste américain Joseph Nechvatal présente en exposition personnelle à la Galerie Richard New York  une série de nouvelles peintures intitulées nOise anusmOs du 12 avril au 26 mai 2012.  La galerie expose dix nouvelles peintures créées en 2011 où il relie le corps humain au cosmos, permettant une lecture aussi bien figurative qu’abstraite. Le thème que l’artiste développe dans nOise anusmOs est le lien de la rétine et de l’anus humain au cosmos. Le regardeur peut avec son imagination se replacer, lui ou elle, au sein d’un flux dionysiaque de nature cosmologique. Les autres influences de cette exposition sont la musique transcendantale black métal et la musique avant-gardiste au saxophone. Ses nouvelles peintures peuvent être aussi appréciées en tant que peintures de lumière et d’espace. La nouvelle surface en velours apporte un fini tantôt mat tantôt satin d’une grande sensualité ainsi qu’une grande intensité dans les couleurs (le noir est aussi sombre que de l’encre de chine) pour un plaisir visuel complet.

 

Joseph Nechvatal a travaillé avec des images électroniques et la technologie des ordinateurs depuis 1986. Depuis 1991 il contamine ses peintures par des virus informatiques. En 2001 Nechvatal et Stéphane Sikora ont combiné le projet initial de virus numérique avec les principes de vie artificielle, en d’autres termes ont créé un système de synthèse qui reproduit les caractéristiques  comportementales des systèmes vivants. Dans la nouvelle série nOise anusmOs le virus n’est pas visible et agit comme un anti-virus car il crée le sujet. Il tricote  des filaments de matière et les assemble progressivement. Les connaisseurs retrouvent une parenté avec les dessins au crayon que l’artiste faisait avant 1986.

 

L’exposition présente également quatre œuvres de la série intitulée stOry of the eye de 2010. Pour la première fois chaque peinture est présentée avec une vidéo numérique. Aucune de ces peintures n’est infectée encore par des virus, ce qui est une rareté depuis 1991. La peinture apparaît sur l’écran vidéo, puis le virus en un, deux ou une multitude de points. Cette population de virus actifs ensuite grossit, se reproduit et se propage dans l’espace de l’image. Dans cette série le virus recouvre l’image de la peinture d’une couleur uniforme jusqu’à ce qu’elle devienne un monochrome. C’est alors la fin du processus. Cette contamination de la tradition de la peinture sur toile par les nouvelles technologies numériques crée une interface entre le virtuel et le réel, ce que Nechvatal appelle le viractuel.

 

Enfin l’exposition montre quatre peintures de la série Out of shadOws de 2008. Au lieu de partir d’images obtenues sur des sites internet, il a repris d’anciennes de ses photographies de vues de sorties de boîtes de nuit  dans l’East Village et le Lower East Side prises dans les années 70. Il les a ensuite manipulées numériquement en rendant les ombres encore plus flottantes et les a infectées par un virus qui se développe comme des cristaux de glace.

 

Les oeuvres de Joseph Nechvatal figurent dans les collections du MoMa, New York, du Museum of Contemporary Art de Los Angeles, du Jewish Museum, New York, Malmö Kunsthall, Suède, du Israel Museum, Jérusalem, du Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles, du Musée de Dôle, France, ainsi que dans la collection Herb & Dorothy Vogel.