Communiqué de presse



 Kiyoshi NAKAGAMI                                           Epiphanie                                                 6 septembre - 20 octobre 2012

 

 

Galerie Richard présente une exposition de Kiyoshi Nakagami pour la première fois simultanément à Paris et New York intitulée Epiphanie. C'est aussi la première personnelle de Kiyoshi Nakagami aux Etats-Unis.

 

 

Né à Shizuoka en 1949, Kiyoshi Nakagami a été présenté  dans une exposition collective intitulée « Nihonga Painting, Six Provocative Artists » au Musée d’Art de Yokohama en 2006. « Nihonga Painting » signifie peinture japonaise (Nihon voulant dire Japon) en opposition à l’art occidental (Western Painting). Kiyoshi Nakagami a atteint cette reconnaissance par l’authenticité de son art et son enracinement dans la culture de son pays. 

 

 

 En tant que peintre, il n’y a rien de plus difficile à représenter que la lumière. Ceux qui y arrivent sont les plus grands peintres, les plus grands artistes.” - Kiyoshi Nakagami

 

 

Le regard se concentre complètement sur la dispersion de la lumière dans l’espace. Quel que soit l’emplacement du point lumineux dans la peinture, la lumière se diffuse différemment dans l’espace situé au dessus de ce point de celui situé en dessous. L’espace supérieur semble sans matière, sans aspérités, vide et infini. La lumière se propage sous la forme d’un dégradé parfait, somptueux. Au dessous du point lumineux, la lumière doit traverser une matière indéfinie, vaporeuse. Cette capacité de  reproduire si magistralement les effets de diffusion de la lumière en peinture n’a pas d’équivalent. Venant à Paris pour ses expositions, l’artiste a passé du temps à voir les œuvres des grands maîtres de la peinture occidentale. Il est peu impressionné par la plupart des artistes contemporains excepté James Turrell qu’il assiste pour ses installations au Japon.

 

 

La peinture de Kiyoshi Nakagami absorbe le regard dans un espace méditatif. Cette disponibilité à la contemplation est facilitée par l’absence de toute matière de peinture sur la toile susceptible d’arrêter frontalement le regard. Le regard rentre dans un espace d’une profondeur de champ infinie. Cet effet est tout aussi fort face à une peinture de petit format que face à un diptyque de grande taille. Si le thème de la genèse s’impose au plus grand nombre, l’artiste laisse le regardeur dans la liberté de son imagination. Kiyoshi Nakagami a titré son exposition Epiphanie en spécifiant qu’il l’utilise avec le sens que lui donnait James Joyce, non en tant que jour chrétien.

Parce qu’il considère que l’être humain ne dirige pas la nature, mais qu’il en fait partie, il laisse développer sur sa toile des phénomènes naturels. Ces peintures parfaitement maîtrisées sont réalisées sans pinceaux. « Kiyoshi n’aime pas du tout communiquer sur la toile les mouvements du corps du peintre et par ce biais transmettre la passion fiévreuse ou la crudité – par exemple celle des expressionnistes… Au lieu de quoi il s’efforce d’observer constamment son tableau « nouveau né » ; il réfléchit et facilite en quelque sorte sa naissance ». Nakagami n’imite pas la nature, il reproduit sur la toile des phénomènes naturels de création identiques à ceux de la nature. Il ne reproduit pas des nuages, il les crée physiquement parlant.

 

 

Ses œuvres sont dans la collection du Musée National d’Art Moderne de Tokyo et il a eu une exposition personnelle en 2008 au Musée d’art de Kanagawa. Il est représenté par Galerie Richard qui l’a exposé pour la première fois en Europe en 2002.