Communiqué de presse



 Olaf RAUH                                                 Multiscan                               24 novembre 2012 - 12 janvier 2013 


Galerie Richard est heureuse d’annoncer la quatrième exposition personnelle d’Olaf Rauh intitulée Multiscan, du 24 novembre 2012 au 12 janvier 2013 à Paris.

 

Olaf Rauh, né à Leipzig en 1968 s’est immédiatement  distingué des photographes allemands de la génération précédente en coupant radicalement avec la grande tradition de la photographie documentaire. Dès ses débuts il a utilisé les nouvelles technologies numériques de prise de vue.

 

 La nouvelle série intitulée Multiscan est différente des séries précédentes déjà par l'absence évidente d'un sujet ou d'une thématique. Ces photographies ont été prises aux quatre coins du monde. Comme le titre le suggère le lien peut être la technique de prise de vue: un scanner, chaque photographie résultant d'un ou  plusieurs passages de scanner. 

 

Dans la nouvelle série Multiscan, l’artiste nous montre principalement des paysages urbains ou industriels, habitats collectifs ou esplanades, immeubles en démolition... qui au premier abord brillent pat l'absence d'habitants, de piétons, d’usagers. Grâce à des procédés numériques spécifiques Olaf Rauh introduit des masses polychromes, certaines biomorphiques, comme l’essence  d’une vie apparaissant. D’autres s’apparentant à des fumées irréelles laissant place au rêve.  Il y métamorphose l’espace ainsi que sa perception. L’artiste artistiquement abolit la frontière entre le réel et l’imaginaire et joue sur la correspondance grâce à des effets miroirs.  Le traitement de la lumière et des couleurs pourrait évoquer la peinture hyperréaliste d’un John Baeder, grâce à une palette infinie aux tons parfois acidulés. La  photographie de corbeaux au bord d'une piscine vide rappelle imparablement le film d'Alfred Hitchcock.

 

L'artiste abolit techniquement la frontière entre le réel et l'imaginaireOlaf Rauh s’ancre sur la réalité de photos qui ne sont pas déformées dans leurs cadres ni dans leurs proportions. L’artiste fait preuve d’un cadrage précis, confrontant lignes verticales et horizontales adoucies par de somptueuses courbes. Ces mystérieuses masses flottantes aux couleurs saturées sont une représentation scannée répétitive objective d'êtres humains en mouvement. Le regardeur ne peut pas savoir ce qui dans la photographie relèvererait d'une reproduction objective du réel et ce qui résulterait d'une manipulation orientée de l'artiste. La question est obsolète. Sur cette exposition l'artiste a inséré une photographie sans aucune manipulation. Il a aussi pour d'autres images scanné plusieurs fois un même paysage et l'a reconstruit à partir des différents scans. En enlevant au spectateur toute possibilité de compréhension technique il libère pour chaque oeuvre la plénitude de leur contenu artistique. 

 

Dans la série Multiscan, Olaf Rauh procède à la sublimation du lieu commun tout autant qu'à la sublimation du médium photographique.