Communiqué de presse



 Kiyoshi  NAKAGAMI               Square Paintings                  9 janvier – 8 février 2014  

  

        

Galerie Richard présente la deuxième exposition personnelle de Kiyoshi Nakagami à New York du 9 janvier au 8 février 2014. Galerie Richard représente Nakagami en Europe depuis 2002. Nakagami est né à Shizuoka en 1949. Ses œuvres sont dans la collection du musée national d’art moderne à Tokyo. Il a fait partie de l’exposition collective  “Nihonga Painting, six artistes provocateurs” au musée d’art de Yokohama en 2006. Il a eu une exposition rétrospective au musée d’art moderne de Kamakura en 2008. Le Musée Haus Kasuya à Yokosuka au Japon, présentera son exposition personnelle du 8 janvier au 16 mars 2014.

 

“En tant que peintre il n’y a rien de plus difficile que de représenter la lumière. Ceux qui y arrivent sont les plus grands peintres, les plus grands artistes’’. -  Kiyoshi Nakagami

 

Il est peu impressionné par la plupart des artistes contemporains excepté James Turrell qu’il assiste pour ses installations au Japon. Comme Turrell le sujet de ses œuvres est la lumière. Le regard se concentre sur la disposition de la lumière dans le tableau, sa densité qui varie d’une peinture à l’autre, et bien sur sa dispersion dans l’espace sombre. La lumière se propage sous la forme d’un dégradé parfait, somptueux. Au dessous du point lumineux, la lumière doit traverser une matière indéfinie, vaporeuse. Cette capacité de  reproduire si magistralement les effets de diffusion de la lumière en peinture n’a pas d’équivalent.

 

Sa première exposition à New York en 2012 a fait l’objet de son premier article pour dans Artforum par Donald Kuspit : "En conséquence, Nakagami "peint" en déposant son acrylique sur la toile, la déplaçant d’un endroit à l’autre et permettant à la gravité de mouvoir le pigment qu'il a "enrichi" de mica or. Les oeuvres qui en résultent sont remplies d’ondulations méticuleuses évoquant des cascades de lumière sans trace de pinceau. Cette absence de geste pictural est suggere aussi le travail de Neuman, rappelant les moyens par lesquels il a essayé de ne pas encombrer l'expérience de couleur pure. De même pour Nakagami, l’enlèvement de la main du créateur est pensé pour faciliter la contemplation méditative" (1). 

 

Parce qu’il considère que l’être humain ne dirige pas la nature mais qu’il en fait partie, il laisse développer sur sa toile des phénomènes naturels. « Nakagami ne reproduit pas la lumière du monde naturel. La lumière de ses peintures existe seulement en peinture. La conscience de l’artiste du temps, du moment concentré pendant lequel la lumière se manifeste, est étroitement associé avec la surprise de rencontrer quelque chose d’éphémère et de sublime »(2). Nakagami n’imite pas la nature; il permet aux phénomènes naturels de se générer sur la toile créant des ordres spontanés que l’on rencontre dans la nature.  

 

Donald Kuspit conclut par ces termes: «  Cela peut expliquer pourquoi les peintures de Nakagami sont fascinantes sans fin, comme tout art qui semble miraculeux parce qu’il  tient du miracle, avec un zèle religieux (1). En travaillant uniquement avec des formats carrés pour cette exposition, l’artiste met en avant la neutralité du carré. Un rectangle vertical représentant une lumière descendante sera facilement interprété d’une façon religieuse. Une peinture rectangulaire horizontale avec de la lumière sera vue comme un paysage. Le format carré fait plus référence à un champ d’expérimentation. Kiyoshi  en tant que peintre considère d’abord la lumière comme une matière qu’il tente de représenter et manipuler en vue d’une œuvre artistique.

 

 (1) Kuspit, Donald. Kiyoshi Nakagami  – Galerie Richard, Artforum, décembre 2012, p.278-279

 (2) Yamanashi, Toshio. On the New Work of Kiyoshi Nakagami: Light from Afar, in catalogue Kiyoshi Nakagami, The Museum of Modern Art, Kamakura & Hayama, p.15